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  • Récit de l’Assemblée Générale de Capdroits – 2025

    Copyright : Photo de Eramie PEYROT – AG Capdroits, 17 juillet 2025

    Récit de Maïté Thery, chargée d’aide au pilotage du projet AUVI

    Le 17 juillet, j’ai participé à une journée organisée par l’association CAPDROITS à l’occasion de son assemblée générale (AG). Cette rencontre s’est tenue à l’Espace Éthique Île-de-France, à l’hôpital Saint-Louis, à Paris. Elle rassemblait des membres de l’association ainsi que des membres d’AUVI, dans un format hybride mêlant présentiel et visioconférence. Il s’agissait de ma seconde journée en présentiel au sein d’AUVI. Mon rôle était de prendre des notes durant la matinée, lors de l’atelier de dialogue. Le reste de la journée m’a permis d’observer le fonctionnement de l’assemblée générale ordinaire et extraordinaire, ainsi que celui du conseil d’administration.

    L’hybridation de l’événement ne va pas de soi et crée des situations spécifiques. Les discussions informelles de la pause du midi ont décalé le début de l’assemblée générale de l’après-midi, car chacun profitait de ces moments de rencontre, rares dans la vie de l’association. À distance, les participants connectés via Zoom attendaient, ponctuels, alors qu’en présentiel, les participants tardaient à reprendre leur place.

    Toutefois, Christophe s’est chargé de déplacer l’ordinateur – afin que les intervenants soient visibles à l’écran – et de faire circuler le micro pour permettre une meilleure inclusion des participants à distance. Ce soin logistique essentiel permet de veiller à ce que chacun, présent ou non physiquement, puisse participer. Ce n’était pas un simple détail organisationnel, mais une manière d’affirmer une posture d’inclusion, jusque dans la matérialité des échanges.

    La disposition de la salle traduisait cette intention. Plutôt qu’un alignement de chaises, la majorité des participants étaient assis en cercle, avec l’ordinateur de visioconférence placé au centre, sur un petit meuble à roulettes. Ce dispositif contrastait avec la configuration de la salle, conçue pour des conférences descendantes. De plus, le collectif privilégiait le processus délibératif plutôt que la seule efficacité décisionnelle. Il s’agissait moins d’aboutir immédiatement à un accord que de faire vivre la pluralité des points de vue. Cette temporalité du débat implique un pilotage de l’association qui opère dans le cadre d’une recherche participative : accepter que la décision ne soit pas une fin, mais un jalon dans une dynamique collective en construction.

    Afin de permettre ces échanges, le cadre initial est renégocié à plusieurs reprises : Dominique est revenu sur des points de l’ordre du jour non traités. Florian a utilisé la métaphore de la « jachère », provoquant le rire, pour conclure les échanges de la fin de matinée, qui avaient dépassé le temps annoncé, en proposant un temps de repos qui participe aussi à l’avancée des réflexions. C’est aussi entre humour et lecture des statuts de l’association qu’il est vérifié, ensemble, qu’une AG extraordinaire (distincte de l’AG ordinaire en cours) est nécessaire pour la prise de décision concernant le changement d’adresse de l’association. À chaque question, le collectif répond, jusqu’à arriver, entre formalisme administratif et spontanéité en réponse aux besoins de l’association, à la décision d’organiser une AG extraordinaire pour acter ce changement.

    En quittant la salle vers 16h50 pour attraper mon train, j’avais le sentiment d’avoir assisté à une sorte de laboratoire vivant, né du croisement entre les contraintes pratiques et la multiplicité des voix qui s’exprimaient.


  • Retour sur le colloque DGCS : 50 ans d’action publique sur le handicap

    Copyright : Ministères sociaux/ DICOM /Niclo Revelli Beaumont / Sipa Press

    À l’occasion des 50 ans d’action publique sur le handicap en France, la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) a organisé un colloque scientifique les 5 et 6 juin 2025, au ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles.

    Cet événement a réuni de nombreux acteurs engagés dans le champ du handicap, afin de réfléchir collectivement aux évolutions passées et de dessiner les perspectives futures des politiques publiques en la matière.

    Parmi les interventions, des membres de la communauté de recherche AUVI ont présenté, à plusieurs voix, la démarche participative du projet. Cette prise de parole a permis de mettre en lumière la demarche de recherche inclusive, laquelle intègre au cœur du processus de production de savoirs des chercheurs, des personnes concernées et des professionnels.

    À la suite de cette présentation, deux membres du projet AUVI ont participé à une table ronde sur les droits des personnes en situation de vulnérabilité :

    • Benoît Eyraud, maître de conférences en sociologie à l’Université Lyon 2, membre du Centre Max Weber (CNRS) et de l’association CapDroits,
    • ainsi que Florian Chaléard, président de CapDroits et membre du consortium AUVI.

    Leurs échanges ont souligné l’importance de croiser les savoirs, reconnaître la légitimité des personnes concernées dans la production de connaissances, et de construire des politiques publiques avec elles, et non uniquement pour elles.

  • Retour avec quelques images sur la Cap’Lab de Cerisy

    Discours de Florian Chaléard président de l’association CapDroits et membre de la communauté mixte CapDroit, partenaire du projet AUVI.

    Présentation de Benoît Eyraud, maître de conférences en sociologie à l’UFR d’anthropologie, sociologie et science politique de l’Université Lyon 2, et porteur du projet AUVI.

    Intervention de Sandrine Amare, directrice des formations supérieures et de la recherche à l’ESSSE – École Santé Social Sud-Est – et directrice de la formation supérieure, de la recherche et de l’international à Ocellia – École des Métiers Santé Social –, partenaire du projet AUVI.

    Allocution de Jacques Lequien, expert du handicap mental et membre de la communauté mixte CapDroits, partenaire du projet AUVI.