Capdroits

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  • Séminaire « Fabriquer l’accessibilité : droits, contextes et pratiques »

    La démarche Capdroits est associée au séminaire « Fabriquer l’accessibilité : droits, contextes et pratiques » du laboratoire LISE (Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Economique) du CNAM. Ouverts aux chercheurs, aux usagers, aux professionnels et aux représentants du monde associatif, ce cycle de séminaires met en débat la notion d’accessibilité qui s’est progressivement imposée dans les discours politiques, scientifiques et juridiques au cours de ces dernières décennies.

    Le premier séminaire démarre le jeudi 15 octobre à 14h à l’amphithéâtre Abbé Grégoire, au 292, rue Saint-Martin (Paris, 75003). Il est également possible d’y assister à distance.
    L’inscription est gratuite et à effectuer auprès d’Inès Guerrouj : ines.guerrouj@lecnam.net 

    Toutes les informations sont à retrouver sur le site du CNAM : https://culture.cnam.fr/octobre/grammaire-de-l-accessibilite-et-concretisation-des-droits-1200725.kjsp

    Les invités de ce premier séminaire seront Serge Ebersold sur la grammaire de l’accessibilité et des faciliteurs-chercheurs du groupe Alma-Capdroits. Le résumé des interventions est présenté ci-dessous.

    La grammaire de l’accessibilité – Serge Ebersold – Professeur CNAM, titulaire de la chaire accessibilité

    Résumé

    La communication corrèle l’idéal normatif revendiqué par l’impératif d’accessibilité à l’avènement d’un horizon socio-anthropologique capacitaire conduisant à rapporter les difficultés sociales à l’inaccessibilité des institutions. Il insiste dans un premier temps sur les formes de désencastrement induites par des conceptions de la difficulté sociale qui infèrent les performances individuelles à leurs milieux de réalisation. Il s’intéresse dans un second temps au système de signes, de symboles et de règles qui, à l’image d’une grammaire, distingue l’accessible de l’inaccessible et préside aux stratégies d’accessibilisation des environnements scolaires. Il corrèle ainsi l’impératif d’accessibilité et, corrélativement, la concrétisation des droits, aux représentations de l’individu mises en avant, aux grilles de lecture de la difficulté sociale qu’elles portent en elles ainsi qu’aux composantes intervenant dans sa concrétisation.

    Sentiments de maltraitance et accès aux droits humains :
    Perspectives du groupe local Capdroits-Alma

    Le groupe local Alma-capdroits de citoyens-chercheurs sur les questions de vulnérabilité vient présenter sa démarche, et ses premiers résultats. Il est composé d’un trinôme de facilitateurs-chercheurs, et de quelques citoyens intéressés et concernés par le respect des droits humains et une meilleure prise en considération des vulnérabilités. Les participants décriront la méthode de mise en problème public de l’expérience qu’ils mettent en oeuvre, ainsi que les analyses qu’ils ont tiré de leur expérience, notamment de situations de maltraitance, sur les questions de prise de décision et d’accès au logement. Ils chercheront à tirer des enseignements sur l’accessibilisation des droits en s’appuyant notamment sur la grammaire de l’accessibilité.

  • Séminaire « Capacité(s) et vulnérabilité(s) du sujet de droit »

    La démarche Capdroits est associée au séminaire « Capacité(s) et vulnérabilité(s) du sujet de droit ». Organisé par l’ANR Acsedroits et l’Espace Ethique Ile de France, ce séminaire cherche à réfléchir à l’historicité et à l’arrière-plan normatif de la notion moderne du sujet de droit. Nous souhaitons notamment y interroger la notion de « capacité juridique », en croisant les approches du droit, de la philosophie et des sciences sociales,

    Le séminaire est gratuit mais l’inscription est obligatoire sur ce lien : https://www.espace-ethique.org/actualites/seminaire-capacites-et-vulnerabilites-du-sujet-de-droit 

    La première séance aura lieu ce vendredi 9 octobre à 10h à l’Espace éthique Île-de-France (Hôpital Saint-Louis, Porte 9, 1 avenue Claude Vellefaux, 75010 Paris) ou à défaut en visio-conférence.

  • CIDPH et psychiatrie : la controverse continue !

    Jasna Russo et Stéphanie Wooley ont publié un article dans le Health and Human Rights Journal, dans lequel elles reviennent sur les enjeux de la mise en oeuvre de la Convention Internationale des Droits des Personnes handicapées dans le domaine de la psychiatrie et sur les positions défendues par un certain nombre de psychiatres de la World Psychiatry Association. Les auteurs expliquent que la mise en œuvre de la CIDPH nécessite un nouveau modèle pour la compréhension des troubles psychiques grâce à une épistémologie et des pratiques basées sur les expériences et connaissances collectives des personnes concernées elles-mêmes. L’une des conséquences de cette nouvelle compréhension de la « folie » démontre que les tentatives de parfaire le système biomédical actuel de la psychiatrie par des simples réformes en ajoutant des belles paroles sur les droits ou en demandant des efforts de réduction de pratiques coercitives devenues illégales ne suffiront pas à rayer le déséquilibre de pouvoir actuel et réaliser l’application de la Convention. Ainsi un nouveau concept et un modèle pratique, à l’instar du modèle social développé dans le domaine du handicap physique, permettraient d’aborder les facteurs sociétaux et conditions de vie qui créent le handicap psychique.

    Des compte-rendus de cet article ont été publiés dans le blog très suivi Mad in America et dans le blog Australian Disability.