Ressources · Autoethnographie collective

CAPDROITS se raconte pour mieux se comprendre

Une démarche d’Auto Ethnographie Collective

Depuis ses débuts, Capdroits se construit à partir de rencontres, de récits et du croisement de différents savoirs : les savoirs issus de l’expérience, de la recherche et des pratiques professionnelles. La démarche accorde une place centrale aux personnes directement concernées par le handicap ou la vulnérabilité, non seulement pour témoigner, mais également pour participer à la production de connaissances.

Aujourd’hui, Capdroits réamorce une démarche d’Auto Ethnographie Collective afin de comprendre les effets de son fonctionnement sur la production de connaissance et réciproquement.

Qu’est-ce que l’Auto Ethnographie Collective ?

L’autoethnographie est une méthode de recherche qui prend appui sur l’expérience vécue par le chercheur. Elle invite les personnes à raconter ce qu’elles ont observé, ressenti ou traversé, puis à mettre cette expérience en relation avec un contexte social, culturel ou organisationnel plus large.

Schéma expliquant les mots auto, ethno et graphe, puis les quatre étapes de l’autoethnographie.
Qu’est-ce que l’autoethnographie ?

Lorsqu’elle devient collective, les récits individuels sont partagés et peuvent être mis en discussion. Le « je » rencontre alors d’autres points de vue pour contribuer à la construction d’un « nous ». L’objectif n’est pas de produire une seule version de l’histoire, mais de faire dialoguer plusieurs mémoires, places et analyses. Les accords, les différences et parfois les désaccords font pleinement partie de la recherche.

Du je au nous : raconter son expérience, identifier les autres voix, construire le nous par le dialogue et analyser les convergences, les écarts et les désaccords.

Pourquoi cette démarche à Capdroits ?

Au fil des années, de nombreuses personnes ont contribué à Capdroits : personnes concernées, proches aidants, professionnels, chercheurs, partenaires ou représentants politiques et associatifs. Chacune a découvert et vécu la démarche depuis une place particulière.

L’Autoethnographie Collective doit nous permettre de revenir sur ces trajectoires et de mieux comprendre comment Capdroits s’est construit et continue d’évoluer. Elle pourra notamment interroger la manière dont les personnes trouvent leur place dans le collectif, s’approprient ses valeurs. Cette démarche prolonge les principes présents à l’origine de Capdroits : reconnaître la pluralité des savoirs et construire des méthodes et des analyses situées.

Comment la démarche autoethnographique va-t-elle se construire collectivement ?

L'autoethnographie : une quête de sens réflexive et conscientisée au coeur de la construction identitaire

Karine Rondeau

La démarche autoethnographique relie l’expérience personnelle au contexte social pour construire un récit de soi et analyser des données.

La démarche pourra prendre différentes formes : récits (écrits ou enregistrés), entretiens, retours sur réunions de travail ou des événements collectifs mais aussi différents matériaux comme des photographies, des archives ou autres supports choisis par les participants. L’ensemble de ces données ne seront pas seulement recueillis. Ils auront vocation à être relus, discutés, organisés et analysés.

Il s’agit d’une démarche progressive, qui pourra évoluer au fil des échanges et des propositions du collectif.

Le récit de Julie

« Je m’appelle Julie Daugé et j’ai rejoint Capdroits dans le cadre d’une mission d’appui scientifique. Je contribue notamment au réamorçage de cette autoethnographie collective. Mon rôle est de soutenir la démarche : rechercher et partager des ressources méthodologiques, proposer des outils, faciliter la collecte et la structuration des matériaux et accompagner leur mise en discussion. Mais la démarche ne se fait pas seule car ses questions, ses méthodes, ses récits et ses productions doivent se construire avec celles et ceux qui font vivre Capdroits. »

Suivre la démarche

Vous pourrez donc suivre progressivement ici le chemin parcouru, découvrir des ressources sur l’autoethnographie et surtout, avoir accès aux réflexions produits par le collectif. Il constituera ainsi une mémoire plurielle, réflexive et toujours en construction.