Dans le contexte de luttes sociales actuelles, la démarche Capdroits soutient ces mouvements en relayant différentes tribunes :
Sur la crise de l’hôpital et de la psychiatrie, nous vous partageons la tribune de partenaires de la démarche : https://blogs.mediapart.fr/mathieu-bellahsen/blog/191119/pour-ne-plus-subir-lettre-ouverte-d-une-equipe-de-psychiatrie-de-secteur
Sur la mobilisation dans le domaine de la recherche, et dans la perspective de défendre la « recherche citoyenne » promue par Capdroits, nous vous informons de la pétition : https://www.petitions.fr/recherche__non_a_une_loi_inegalitaire
Sur le mouvement de grèves dans les EHPAD, nous vous proposons un rappel des mobilisations des aides soignantes : https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/10/08/greve-dans-les-ehpad-les-aides-soignantes-sont-cinq-pour-faire-soixante-toilettes-le-matin_6014721_3224.html
Sur les droits des personnes handicapées, nous soulignons les craintes des grandes associations sur une éventuelle suppression de l’AAH : https://www.liberation.fr/amphtml/debats/2020/02/04/minima-sociaux-les-personnes-handicapees-mises-a-l-ecart_1776933
Manifeste et livret de plaidoyer Capdroits à la journée de l’Unaf
Au cours d’analyses de situations, la « demande sociale de protection » des tiers a été fortement soulignée. Ce sont des personnes en mesure de protection, présentes en nombre dans l’audience, qui ont réagi le plus vivement :
« Si j’ai le malheur de dire à l’hôpital que je suis sous curatelle, je vous explique pas la misère, soudainement, c’est comme si je ne savais plus rien faire de mes 10 doigts, on me prend pour une incapable, tout de suite, on vous dit qu’il faut que le curateur soit là. Ce n’est pas parce qu’on est sous curatelle, qu’on n’est pas capable de prendre une décision ».
Des curateurs ont pu souligner qu’on « conseille même aux personnes de ne pas dire » qu’elles sont en mesure de protection.
La note d’orientation produite par Alice Casagrande dans le cadre de la commission HCFEA/CNCPH pour la promotion de la bientraitance et la lutte contre la maltraitance a également été présentée.
Au côté de la démarche Capdroits, différentes autres démarches participatives ont été présentées : Associons nos savoirs, sur lesquels nous reviendrons dans un prochain article, ainsi qu’une expérience passionnante de pair-aidance menée à l’Udaf de Haute Marne. Plusieurs autres expériences collaboratives menées dans des Udaf ont également été évoquées. C’est le cas du journal Tut’ infos de l’Udaf d’Indre et Loire, créé à l’initiative du Conseil des Usagers, ainsi que du « Guide des droits et démarches » élaboré par des professionnels et personnes protégées de l’Udaf 65.
Chaque participant de la journée, professionnels des Udaf ou personnes protégées par des mesures de protection, a reçu le manifeste Confcap-Capdroits, ainsi que le livret de plaidoyer. Nous avons été très enthousiastes de la diffusion de nos productions (Benoît Eyraud), même si nous avons été déçus qu’il n’y ait pas plus d’effort au cours de la journée pour inciter l’audience à « renoncer à une approche tutorale » (Bernard Meile). De même, certains d’entre nous ont été marqués par l’existence d’un véritable dialogue entre professionnels et personnes protégées pendant la journée, quand d’autres ont pu ressentir que les personnes protégées présentes pouvaient être trop captives des associations invitantes.
Comme l’indique le titre de cette journée, il est bon de voir des actions concrètes mises en œuvre sur le terrain au-delà d’une phase de diagnostic. Cette journée permet le partage et l’essaimage d’expériences émancipatrices, comme l’a souligné Alice Casagrande pour la lutte contre les maltraitance. Ces expériences ont une force entraînante, comme en témoigne les derniers mots d’Agnès Brousse au groupe de pair-aidant Haut-Marnais : « Attention car tout le monde va vouloir déménager chez vous. » Faisons en sorte que ces expériences puissent se multiplier et se propager. (Isabel Perriot-Compte)
Post rédigé par Benoît Eyraud, en lien avec Bernard Meile, Isabel Perriot-Comte et Iuliia Taran
La démarche Capdroits a été invitée à participer à la journée d’étude « De la recherche collaborative à la formation participative : quels transferts et à quelles conditions ? », organisée le 16 décembre 2019 par le Collectif SOIF de connaissance et la Chaire Publics des politiques sociales, qui anime une « mission d’appui à la recherche collaborative » à l’Université Grenoble Alpes.
L’objectif de la journée était de faire dialoguer différentes démarches d’études et de recherches « collaboratives » (qui impliquent a minima de manière concrète des chercheurs, des « personnes concernées » voire des professionnels) portant sur les thématiques de la pauvreté/précarité, du logement/hébergement, de l’accès aux droits et non-recours…), en vue de capitaliser ces expériences, en tirer les enseignements et les partager.
Parallèlement à la démarche Capdroits, différentes expériences ont été présentées, notamment celle menée par le « Groupe de Recherche Action Sérieuse » du relais Ozanam, qui parvient à faire participer des personnes âgées très précarisées sur des questions indissociablement existentielles et gestionnaires.
Ce temps nous a permis de pouvoir présenter la démarche Capdroits et de dialoguer avec d’autres expériences de « recherche avec ». Cela participe à l’enrichissement de notre réflexion sur les questions que pose cette pratique : comme celles de la co-action de différents acteurs aux enjeux parfois différents, des formats de diffusion des résultats de la recherche, du caractère éthique, politique et engagée de cette démarche…
Tout ça dans une formidable ambiance et un décor montagneux… bref, un grand merci aux organisateurs !